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Le dossier du mois

Les Missions du Pharmacien

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11/04/2016

Le devoir du pharmacien relève-t-il d’une obligation ?

Oui. L’article R.4235-2 du Code de la Santé Publique, précise que le pharmacien « doit contribuer à l’information et à l’éducation du public en matière sanitaire et sociale » et l’article L.5125-1-1A en définit ses missions dont la contribution aux 1ers  secours, l’éducation pour la santé, la prévention et le dépistage, et aussi le suivi des patients à travers l’éducation thérapeutique et l’accompagnement spécifique.

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Pourquoi s’orienter vers son pharmacien ?

  • Parce qu’il est présent bien souvent près de chez vous. En effet environ 22 500 pharmacies sont présentes sur le territoire. Il a aussi un rôle important en relais de la désertification médicale.
  • Parce qu’il est accessible et disponible tout au long de la journée, voir les weekends.
  • Parce qu’il a un contact avec les patients. Environ 4 millions de personnes passent les portes des officines chaque jour.
  • Parce qu’il connait généralement vos habitudes médicamenteuses.
  • Parce qu’il crée avec vous une relation de confiance
  • Parce qu’il témoigne d’une grande crédibilité auprès de vous
  • Parce qu’il est un professionnel et un scientifique.

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Quel est le type d’informations que peut me fournir le pharmacien en prévention ?

Il peut participer aux campagnes de sensibilisation et d’information sur certaines pathologies.

Il délivre des messages scientifiques, vulgarisés sur certaines maladies.

Il est le relais de la mise à disposition de brochures spécifiques.

Il est également un soutien dans la réalisation de campagnes de dépistage (Diabète, HTA…).

Enfin en connaissant son patient il peut le réorienter vers la consultation en cas de comportement à risque.

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Comment peut-il m’aider dans le quotidien de mes maladies ?

Le pharmacien connait le traitement et les effets que celui-ci peut avoir. Il est donc à même de vous rassurer quant aux éventuels effets indésirables ou contre indication propre à votre maladie.

Dans certains cas il peut être amené à vous conseiller de consulter.

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Qu’est-ce qu’une ordonnance ?

Une ordonnance est bien plus que le récapitulatif des médicaments que vous avez à prendre. Elle est le support de la prescription de votre médecin.

Celui-ci a déterminé, à partir de son diagnostic , des objectifs thérapeutiques pour favoriser la guérison d’une maladie aigüe ou chronique , améliorer votre état de santé, ou éviter sa dégradation.

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Que fait un pharmacien face à une ordonnance ?

Le travail du pharmacien commence par une analyse de votre ordonnance. Le pharmacien s’assure de sa conformité en vérifiant par exemple la qualité du prescripteur et du patient (l’ordonnance est-elle pour vous ? pour vos enfants ? pour un tiers auquel vous rendez service ?).

Il vérifie la concordance entre le patient et son traitement, en posant si nécessaire un certain nombre de questions:

  • l’état de santé ou la situation du patient est-il compatible avec le traitement (grossesse, pathologies chroniques, insuffisance rénale ou hépatique, allergie …) ?;
  • les posologies (quantité du principe actif par prise et par jour, fréquence et nombre de prises) sont-elles adéquates ?;
  • la forme (comprimé, sirop …) est-elle adaptée aux capacités de prise du patient
L’officinal s’intéresse aussi à la relation entre les médicaments:
  • les interactions (diminution ou augmentation de l’activité suite à la prise concomitante de plusieurs médicaments) permettent-elles une prise conjointe des médicaments de l’ordonnance ou de l’ensemble des traitements pris par le patient ?;
  • faut-il séparer les prises voire proposer au médecin un changement de sa prescription ?

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Pourquoi votre pharmacien peut-il vous demander des précisions quant à votre ordonnance ?

La connaissance de l’âge, du poids, de l’existence d’une insuffisance rénale ou hépatique ou d’une grossesse … sont des précisions particulièrement utiles à un travail de délivrance rigoureux.

Votre pharmacien, en effectuant son analyse, cherche à comprendre la nature et l’objectif de la prescription.

Il recherchera la légitimité d’un dosage ou d’une posologie (nombre de prises par jour).

Ce travail de sécurisation est d’autant plus important qu’une erreur de prescription est toujours possible.

Votre pharmacien est le dernier contrôle et son jugement est la garantie que le médicament que vous allez prendre est bien en relation avec votre état de santé et ne vous fait courir aucun risque.

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Quelle est la différence entre contre-indication et interaction médicamenteuse ?

Les contre-indications sont généralement les situations de santé (maladie, déficit ou insuffisance…) qui interdisent ou limitent l’usage d’un médicament, comme la prise d’Anti-inflammatoires Non Stéroïdiens par un patient souffrant d’asthme (risque de déclenchement d’une crise).

Les interactions médicamenteuses sont les réactions potentielles entre deux médicaments.

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Pourquoi les médicaments peuvent-ils interagir entre eux ?

Il y a de multiples raisons qui peuvent interdire ou nécessiter l’adaptation de la prise de deux médicaments.

Les interactions médicamenteuses en entraînant une perte ou une augmentation d’efficacité d’un médicament peuvent être potentiellement à risque.

La plus évidente de celles-ci est l’interaction physique. La prise d’un pansement gastrique va diminuer, voire empêcher le passage des autres médicaments dans le sang en créant une barrière. Votre pharmacien vous demandera alors de prendre votre traitement simplement avant ou à distance de la prise du pansement gastrique.

Après être passé dans le sang, le médicament subit des transformations qui peuvent le rendre plus ou moins actif. Pour que ces transformations puissent avoir lieu, le corps utilise des catalyseurs: les enzymes.

Imaginons qu’un médicament A soit rendu moins actif par l’action d’un enzyme E et qu’un médicament B favorise l’activité de E. Le résultat de la prise de A et B sera une diminution de l’activité de A sous l’influence de B. Par contre si A est rendu plus actif par E et que B favorise l’activité de E alors l’action de A sera boostée par la prise conjointe de B. Dans un cas comme dans l’autre la prise de A avec B peut devenir dangereuse.

L’interaction la plus fréquente reste celle des actions contraires de deux médicaments entre eux. Dans tous les cas votre pharmacien spécialiste du médicament téléphonera s’il le juge souhaitable et avec votre accord à votre médecin pour trouver une solution thérapeutique adéquate.

Pourquoi les médicaments peuvent-ils interagir entre eux ? gellule

Pourquoi les médicaments peuvent-ils interagir avec les aliments ?

Certains aliments (alcool, café…) sont connus pour agir négativement sur un traitement en entraînant des effets indésirables comme des somnolences ou une excitation.

Alcool et anxiolytique font particulièrement mauvais ménage.

L’effet négatif du jus de pamplemousse sur les médicaments traitant l’excès de cholestérol est moins connu et pourtant tout aussi important. Les aliments riches en vitamines K (brocoli, foie…) vont interagir avec certains anticoagulants (les antivitamines K).

Enfin les aliments peuvent concourir à aggraver des pathologies comme des problèmes digestifs (ulcère…).

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Qu’est-ce qu’un effet indésirable ?

Comme toute chose, un médicament a des effets bénéfiques, mais peut aussi avoir des effets non souhaités dits effets indésirables.

Il existe les effets indésirables connus que vous pourrez retrouver sur la notice qui accompagne le médicament, mais des effets non connus sont toujours possibles. Aujourd’hui, vous pouvez faire part directement ou par l’intermédiaire de votre pharmacien d’un effet indésirable que vous avez constaté. La gestion et l’analyse des effets indésirables ou pharmacovigilance est organisée par l’agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et permet d’évaluer les effets secondaires et de prévenir des risques.

Il est dans tous les cas potentiellement dangereux d’interrompre votre traitement sans l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien.

La première des choses à faire si vous constatez un effet anormal de votre traitement est d’en faire part à votre pharmacien ou à votre médecin.

Dans certains cas, des effets secondaires surviennent lors de l’instauration du traitement et peuvent durer jusqu’à parfois un mois avant que les effets bénéfiques du médicament apparaissent (cas des antidépresseurs par exemple).

Votre pharmacien ou votre médecin connaît ce type de médicament et vous avertira de cette situation.

Des effets indésirables peuvent aussi apparaître dans la poursuite de votre traitement. Il est important que vous en parliez à votre médecin ou à votre pharmacien pour qu’il puisse déterminer la cause de cette apparition.

Enfin certains effets indésirables doivent vous être connus, car ils vous alertent de la moindre ou de la trop forte efficacité du traitement (cas de la survenue d’un saignement de dent lors de la prise de traitement pour fluidifier le sang).

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Comment établit-on un rapport bénéfice-risque ?

Le bénéfice d’un médicament est l’effet recherché (faire baisser la pression artérielle, diminuer la glycémie ou votre taux de cholestérol…).

Le risque est la possibilité de survenue d’un effet indésirable plus ou moins dangereux.

Il est dès lors simple d’imaginer qu’un bénéfice minime ne doit pas être associé à un risque important même s’il est très rare (cas des médicaments destinés au traitement de pathologies bénignes), et a contrario un bénéfice majeur peut être associé à un risque plus important (cas des traitements anticancéreux).

L’analyse du rapport bénéfice-risque peut être différente entre vous et votre médecin. Plus précisément lorsque le bénéfice du traitement est à long terme et que l’inconfort est immédiat surtout si la pathologie est insensible (cas de l’hypertension artérielle).

Le médecin considère le risque d’infarctus ou d’accident vasculaire cérébral à long voire moyen terme et cherche à l’éviter par la mise en œuvre d’un traitement, alors que le patient ressent l’inconfort potentiel et subit les contraintes quotidiennes du traitement.

Votre pharmacien vous aide à établir le rapport avantages/inconvénients en se basant sur des données validées.

N’hésitez pas à parler à votre pharmacien de vos interrogations ou de vos freins à prendre votre traitement.

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Pourquoi certains médicaments doivent être pris à un moment spécifique ?

Avant d’obtenir le droit d’être commercialisés, les médicaments sont testés lors d’études dites cliniques c’est-à-dire sur des patients atteints de la pathologie. Lors de ces études, il peut apparaître que des moments de prise sont à privilégier pour améliorer l’efficacité du médicament ou limiter ses effets secondaires. Le pharmacien est le dernier interlocuteur entre vous et le médicament. C’est pourquoi il est important qu’il communique avec vous sur le bon usage du médicament. En l’occurrence :

  • l’heure des prises
  • La fréquence des prises
  • La régularité des prises d’un traitement chronique
  • La façon de prendre le traitement
  • Les contre indications.

Certains médicaments traitant l’excès de cholestérol sont plus efficaces le soir.

La prise le matin des médicaments potentiellement excitants ou le soir pour ceux entraînant des somnolences potentielles est bien évidemment à préconiser.

Le moment de prise par rapport au repas est souvent imposé :

  • soit pour améliorer la tolérance en cas de prise pendant le repas (les anti-inflammatoires par exemple),
  • soit pour améliorer l’efficacité par une administration avant ou à distance des repas (certains antibiotiques sensibles à l’augmentation de l’acidité gastrique lors de la digestion),
  • soit pour s’assurer que le médicament sera associé à un repas s’il est pris immédiatement au début du repas (cas de certains antidiabétiques).

Toujours dans un objectif d’activité bénéfique du médicament.

Le moment de prise est tout de même adaptable dans la grande majorité des cas. L’objectif premier de votre pharmacien sera de trouver avec vous le meilleur moment pour que vous preniez le plus régulièrement possible un traitement le plus efficace et le mieux toléré possible.

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Pourquoi mon pharmacien peut-il remplacer certains de mes médicaments ?

Depuis 1999, le droit de substitution a été accordé aux pharmaciens grâce à la loi de Financement de la Sécurité Sociale. Le pharmacien a dès lors le droit de remplacer le médicament prescrit par le médecin par un autre médicament si et seulement si ce dernier est mentionné au Répertoire des médicaments génériques, approuvé par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament.

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Pourquoi mon pharmacien ne parle-t-il jamais de cachet ?

Le cachet est une forme galénique qui n’existe plus. Il s’agissait d’un moyen de prise (forme galénique) d’une quantité de poudre relativement importante. Il se présentait sous forme de deux cupules collées entre elles.

Aujourd’hui, les médicaments sont présentés essentiellement sous la forme de comprimé ou de gélule.

Le comprimé est la compression d’une poudre comprenant à la fois le principe actif (ce qui soigne) et des excipients.

La gélule renferme généralement une poudre (principe actif et excipients), elle est constituée de deux parties qui en s’emboitant l’une dans l’autre créent une enveloppe protectrice facilitant la prise du médicament.

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Pourquoi utilise-t-on des excipients ?

Les excipients ont pour rôle de faciliter la prise (les principes actifs sont souvent très amers), mais ils permettent aussi de créer un comprimé alors que la quantité de principe actif peut être très faible parfois de l’ordre du milligramme voire parfois moins.

Les excipients sont des poudres dites neutres, c’est-à-dire n’ayant pas d’effet thérapeutique, et ne pouvant pas détériorer ou transformer le principe actif. Il n’en reste pas moins vrai que certaines personnes peuvent être allergiques ou intolérantes à un excipient comme elles le seraient à certains aliments.

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Pourquoi mon pharmacien m’interroge-t-il sur mes éventuelles allergies ?

La présence dans la composition des médicaments d’excipients à effet notoire (EEN) en est la cause.

Selon le lexique de la Haute Autorité de Santé (HAS) un EEN est un : « Excipient dont la présence peut nécessiter des précautions d'emploi pour certaines catégories particulières de patients. Ces effets sont parfois liés à la voie d'administration ou à l'exposition à une dose atteignant un certain seuil ». Ces excipients peuvent être aussi bien présents dans la composition du médicament princeps que dans celle du médicament générique. Les personnes qui sont allergiques à ces substances éviteront de prendre les médicaments en contenant et doivent être informées de leur présence dans ce dernier. Il existe un peu moins d’une cinquantaine d’EEN, parmi lesquels on citera le lactose, le fructose, le galactose, le glucose, le potassium, l’huile de ricin, le sodium ou l’amidon de blé. On retrouve la plupart de ces excipients dans l’alimentation industrielle de tous les jours.

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Comment les médicaments, tels que nous les connaissons, sont-ils nés ?

Le changement de dénomination entre apothicaire et pharmacien doit être associé à un changement de la nature des produits dont les pharmaciens ont désormais la garde.

Avant le XVIIIème siècle   les drogues étaient issues du végétal, de l’animal ou du minéral par différents moyens d’extraction (tisane, décoction, pulvérisation…) sans que l’on puisse déterminer ce qui était réellement actif dans la composition du médicament.

Le siècle des Lumières ouvre la pharmacie à la chimie et à la capacité de découvrir ce qui agit dans la plante, le minéral ou l’extrait animal.

Le principe actif tel que nous l’entendons aujourd’hui nait à cette époque.

D’abord par l’emploi de méthode d’extraction et de purification, puis au cours du temps par des techniques de synthèse ou de modification des molécules par des méthodes chimiques (ajout de radicaux à une molécule) qui en transforment l’efficacité. Le premier principe actif « moderne » fut la quinine (traitement du paludisme).

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Comment synthétise-t-on un principe actif ?

Un principe actif peut naître entièrement d’une synthèse chimique ou être le fruit d’une hémi-synthèse créée à partir d’une base chimique existante que l’on modifie.

Les principes actifs ainsi synthétisés sont de petites molécules.

Aujourd’hui, la chimie fait de plus en plus place à la biotechnologie qui permet, grâce à la synthèse de cellules vivantes, de créer des molécules biologiques de taille beaucoup plus importante pour constituer des biomédicaments.

Le pharmacien de demain sera le garant de la qualité de ces substances thermosensibles (qui craignent la chaleur ou le trop grand froid) issues du vivant comme le sont les vaccins ou les insulines, mais aussi les anticorps monoclonaux.

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Pourquoi mon pharmacien me conseille-t-il de garder certains médicaments au réfrigérateur ?

Certains médicaments sont issus du vivant et sont des protéines complexes sensibles aux écarts de température. Ils doivent être maintenus au frais entre 2° et 8° jusqu’à leur utilisation, par contre ils peuvent être administrés à température ambiante afin d’éviter des réactions. D’autres médicaments nécessitent d’être conservés au réfrigérateur. Dans tous les cas, demandez conseil à votre pharmacien pour la conservation et l’utilisation de ce type de médicament.

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Pourquoi les pharmaciens touchent-ils désormais un honoraire de dispensation par boite de médicament ?

Jusqu’à peu, le pharmacien comme tout commerçant était rémunéré sur la base de la différence entre le prix qu’il percevait de la vente d’un médicament et le prix auquel  il achetait ce dernier (marge).

Par contre, à la différence d’un autre commerçant le prix de vente des médicaments remboursés est fixé pour la France entière par l’Etat. C’est ainsi que si l’Etat décrète une baisse des prix du médicament la marge du pharmacien baisse dans les mêmes proportions.

Depuis maintenant plus de trois ans, le prix des médicaments diminue régulièrement et de façon importante pour limiter le déficit de la Sécurité Sociale.

Les pharmaciens souffrent de plus en plus de cette situation, puisqu’il y a encore un an la baisse des prix leur était totalement répercutée.

Pour limiter les effets de la baisse des prix et affirmer que l’action des pharmaciens est aussi et avant tout celle d’un professionnel de la santé, les pharmaciens* ont signé, avec la Sécurité Sociale, une convention leur permettant de toucher un honoraire fixe sur chaque boîte de médicament vendue.

En 2016, cet honoraire représentera un peu moins de 50 % de la marge de la pharmacie sur le médicament remboursé.

Cet honoraire, dit de dispensation (action de donner et d’accompagner par ses conseils la vente d’un médicament), existe également sous des formes plus ou moins proches en Belgique, Suisse …

    *: Uniquement le syndicat majoritaire

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Depuis plus d’un an, les pharmaciens sont autorisés à pratiquer des entretiens pharmaceutiques. En quoi cela consiste-t-il ?

En tant que spécialiste du médicament, le pharmacien a toujours pu vous recevoir dans un espace de confidentialité afin de favoriser par ses conseils une prise régulière et convenable votre traitement.

Jusqu’à peu, ce travail d’accompagnement ne pouvait pas être remboursé par la Sécurité Sociale. Aujourd’hui, la Sécurité Sociale prend en charge, dans le cadre d’objectifs de santé publique, deux types d’entretien pharmaceutique.

Le premier est celui concernant l’accompagnement pharmaceutique des patients sous antivitamine K ou AVK (médicament fluidifiant le sang). Dans ce cas (AVK) l’objectif est de limiter les risques iatrogènes (accident en lien avec la prise du médicament).

Le second s’applique aux patients souffrant d’un asthme inaugurant ou reprenant un traitement sous corticoïde inhalé (anti-inflammatoire par voie locale) ; le but est d’améliorer la prise régulière des corticoïdes inhalés.

Lors de ces entretiens, le pharmacien redéfinit avec vous les conditions d’une bonne utilisation du médicament et détermine si nécessaire ce qui peut être amélioré dans votre cas.

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Que puis-je demander à mon pharmacien pour m’aider à prendre convenablement mes médicaments ?

Votre pharmacien peut marquer sur vos boîtes de médicaments quand et comment prendre votre médicament.

Il peut aussi vous aider à planifier la prise de vos médicaments dans la journée et vous conseiller les meilleurs moyens pour ne pas les oublier ou de les stocker dans les meilleures conditions possibles.

Il peut aussi vous proposer des solutions pour prendre régulièrement votre traitement en vous conseillant un pilulier rigide ou sous forme de sachet et vous proposer des techniques pour faciliter la coupure des comprimés sécables.

Votre pharmacien vous accompagne dans la prise de votre traitement pour favoriser son efficacité.

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Que puis-je faire si j’oublie mon traitement ?

S’il s’agit d’un traitement au long cours, il est déconseillé de prendre une dose double lors de la prise suivant pour compenser la dose oubliée. En fonction du moment auquel vous vous apercevez de l’oubli, vous pourrez soit prendre votre dose avec un peu de retard*, soit attendre l’heure de votre prochaine prise  et prendre une dose simple.

Demandez conseil  à votre pharmacien  ou médecin qui vous conseillera la meilleure solution en fonction de votre traitement.

* Si vous constatez l’oubli rapidement.

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Que puis-je faire si j’oublie régulièrement mon traitement ?

Votre pharmacien peut vous aider en recherchant avec vous les causes potentielles de vos oublis récurrents.

- Est-il possible que le moment de prise ne soit pas adapté ? Par exemple, vous n’oubliez pas les médicaments que vous prenez le matin alors que ceux du soir sont régulièrement oubliés.

-Est-il possible que votre contexte professionnel rende difficile la prise de votre médicament à midi ?

Votre pharmacien peut planifier avec vous la prise de vos médicaments et vous proposer d’établir un plan de prise en fonction des conditions spécifiques dont vous lui parlerez ou vous proposer des piluliers plus discrets, vous permettant d’assurer que vous avez bien pris votre médicament.

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Des troubles inhabituels sont apparus lors de mon traitement, est-ce grave ?

La survenue d’un trouble inhabituel ne doit pas être sous-estimée.

N’hésitez pas à en parler avec votre pharmacien, il déterminera avec vous la capacité du trouble à altérer votre qualité de vie voire à entraîner un risque pour votre santé.

Il étudiera avec vous, et si nécessaire avec votre médecin, les alternatives possibles pour favoriser si possible la poursuite du traitement.

Si le trouble ressenti est préoccupant, votre pharmacien vérifiera la qualité de votre traitement et ses conditions de prise et appellera votre médecin ou vous orientera directement vers la consultation.

Le traitement que vous êtes amené à prendre doit être efficace et si possible bien toléré, c’est-à-dire entraîner le moins d’effets indésirables, de troubles ou d’inconforts. L’objectif d’une bonne tolérance n’est pas toujours atteignable, mais doit être recherché. Il peut être obtenu parfois tout simplement en changeant le moment de prise du médicament. Dans tous les cas votre pharmacien essayera de trouver avec vous une solution.

N’hésitez jamais à consulter si les troubles vous préoccupent ou préoccupent votre entourage ou s’ils s’aggravent.

Attention pourtant à ne jamais arrêter de votre propre chef un traitement sans avis médical.

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Que faire si je ne supporte pas mon traitement ?

Le premier réflexe est d’en parler à son pharmacien ou à son médecin, avant d’arrêter un traitement.

L’arrêt sans avis médical peut avoir des conséquences réellement néfastes (cas des médicaments de cardiologie).

L’arrêt d’un traitement est une décision qui mérite réflexion. Elle est plus simple si des alternatives équivalentes existent. Elle devient plus complexe si le traitement est reconnu comme étant le plus efficace, et que les alternatives le sont moins. Cette décision est très complexe s’il n’existe pas d’alternative thérapeutique.

Votre pharmacien ou votre médecin pourront vous donner toutes les informations nécessaires pour que vous puissiez définir avec eux la meilleure des solutions.

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Pourquoi mon pharmacien m’alerte-t-il sur un effet indésirable ?

  • Un effet indésirable ne survient pas systématiquement, et si oui cet effet apparaîtra de façon plus ou moins importante en fonction des susceptibilités des personnes.Un même médicament pourra entraîner une forte somnolence pour une personne et n’incommodera aucunement une autre.

    La survenue de l’effet indésirable n’est pas prévisible et votre pharmacien lorsqu’il vous en parle ne vous fait part que d’une potentialité.

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Que faire en cas d’oubli d’un contraceptif oral ?

L’oubli de la pilule a des conséquences différentes en fonction de la nature des principes actifs de celle-ci et de la durée de l’oubli. Il est préférable de se reporter à la notice du médicament.

Dans tous les cas, il est souvent utile de prendre des précautions supplémentaires (utilisation de préservatif…)

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Le pharmacien peut-il me délivrer la pilule du lendemain ?

Oui, la contraception d’urgence peut être délivrée sans prescription à la suite d’un rapport sexuel non ou mal protégé.

Les infirmières scolaires et les centres de planning familiaux sont également habilités à la délivrance de ce médicament.

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Que faire si je vomis mon médicament ?

Cela dépend de la durée qui sépare la prise du médicament du vomissement.

Si celle-ci est:

  • inférieure à 5 à 10 minutes le médicament n’est pas absorbé et une nouvelle prise peut être envisagée ;
  • inférieure à 30 minutes et plus particulièrement dans le cas d’un comprimé ou d’une gélule, le médicament a peu de chance d’être absorbé et une nouvelle prise peut être envisagée après avis du pharmacien ou du médecin.
  • supérieure à 30 minutes, le médicament a sans doute déjà été absorbé. Dans ce cas une nouvelle prise ne pourra être envisagée qu’une fois l’intervalle de temps entre 2 prises respecté.

Il est toujours conseillé de demander conseil à son pharmacien.

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Puis-je utiliser des médicaments stockés dans mon armoire à pharmacie pour traiter mes symptômes ?

Il faut distinguer les médicaments non utilisés d’un précédent traitement sur prescription des médicaments d’automédication :

  • Dans le cas de médicaments d’un précédent traitement sur prescription (surplus non utilisé lors de ce traitement), ces médicaments doivent être rapportés à votre pharmacien à la fin du traitement. Il est en effet déconseillé d’utiliser ces médicaments en automédication en dehors du cadre de la prescription de votre médecin.
  • Dans le cas de médicaments d’automédication (médicaments-conseils), vous pouvez les utiliser dans les limites de la durée indiquée dans la notice, et dans la mesure où la personne qui prend le médicament est celle à qui le médicament a été conseillé. Ne donnez pas de vous-même à une autre personne un médicament qui vous était destiné ; ce traitement peut ne pas lui être adapté.

Dans tous les cas, un symptôme qui persiste malgré la prise d’un médicament en automédication doit entrainer une consultation dans les meilleurs délais.

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La date de péremption mentionnée sur les boîtes doit-elle impérativement être respectée ?

La date de péremption mentionnée est la date maximale à laquelle le médicament peut être pris. Seuls le mois et l’année sont mentionnés mais la date de péremption correspond au dernier jour du mois indiqué.

La date de péremption peut être réduite si le médicament n’a pas été conservé dans les conditions indiquées sur la boîte et dans la notice ; il est donc important de respecter ces conditions de conservation.

Certains médicaments ont par ailleurs une date limite d’utilisation après première ouverture (par exemple médicaments en flacons : sirops, flacons de gélules, collyres…) ; dans ce cas c’est la date d’ouverture qui déterminera la date réelle de péremption. Par exemple, un flacon de collyre ne doit en général pas être utilisé plus de 4 semaines, voire seulement 2 semaines après ouverture.

Vous devez rapporter à votre pharmacien vos médicaments périmés.

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Pourquoi dois-je prendre mes médicaments avec un verre d’eau?

La prise d’un verre d’eau

  • facilite la déglutition des comprimés et des gélules,
  • évite qu’ils ne collent aux parois de l’oesophage lors de leur trajet vers l’estomac,
  • facilite leur dilution.

L’eau a l’avantage d’être neutre vis-à-vis du médicament contrairement au thé ou au lait qui peuvent limiter l’efficacité de la prise de certains médicaments.

N’hésitez pas à demander l’avis de votre pharmacien.

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Suis-je obligé de prendre la dose maximale pour qu’un médicament agisse ?

La dose maximale est celle qu’il est déconseillé de dépasser, alors que la dose utile ou efficace est celle qui vous permet d’atteindre l’effet attendu.

La dose efficace peut être inférieure à la dose maximale.

Ceci est particulièrement vrai dans le cas des médicaments que l’on peut acheter en pharmacie sans ordonnance (médicament-conseil) et encore pour les médicaments contre la douleur.

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Quand dois-je arrêter la prise d’un médicament-conseil ?

La règle est de se limiter à la durée inscrite sur la notice. Un symptôme qui ne disparaît pas totalement ou qui réapparaît à la fin de la prise d’un premier traitement doit entraîner une consultation. Il est inutile, voire dangereux, de continuer le traitement en entamant une nouvelle boîte. Dans la plupart des cas, les médicaments-conseils sont destinés à traiter un symptôme inconfortable ou gênant sur une courte période. La prolongation d’apparition de ce symptôme (plus de 3 à 5 jours en général) peut cacher une pathologie plus grave qui mérite la consultation.

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