Laboratoire générique & Sécurité - Médicaments de référence

La fabrication des médicaments génériques

medicament décoration

Obtention de l'AMM pour un médicament générique 

Un laboratoire générique doit déposer à l’Agence Nationale des médicaments et produits de santé (ANSM) un dossier identique à celui d’un médicament princeps à l’exception de la partie de démonstration de l’efficacité du médicament dans ses indications, cette efficacité ayant déjà été démontrée avec le produit de référence.

L’Académie de Pharmacie rappelle qu’ « un médicament générique étant une spécialité pharmaceutique de plein droit, la partie pharmaceutique du dossier d’AMM est aussi complète que pour le médicament princeps ». La partie pharmaceutique couvre tous les aspects « Qualité » du médicament. Un médicament générique est évalué sur la base des mêmes critères de qualité qu’un médicament de référence et doit répondre aux mêmes exigences de qualité.
Un laboratoire générique peut déposer sa demande au terme d’un délai de 8 ans à partir de l’octroi de la première AMM du médicament de référence dans l’Union Européenne.

Qu’est-ce qu’un excipient ?
C’est une substance sans activité thérapeutique qui entre dans la composition du médicament ou est utilisée pour sa fabrication. L'excipient a pour fonction d'améliorer l'aspect ou le goût, d'assurer la conservation, de faciliter la mise en forme et l'administration du médicament. Il sert aussi à acheminer la substance active vers son site d'action et à contrôler son absorption par l'organisme.

Qu’est-ce qu’un excipient à effet notoire (EEN) ?
Selon le lexique de la Haute Autorité de Santé (HAS) il s’agit d’un: « Excipient dont la présence peut nécessiter des précautions d'emploi pour certaines catégories particulières de patients. Ces effets sont parfois liés à la voie d'administration ou à l'exposition à une dose atteignant un certain seuil ». Ces excipients peuvent être aussi bien présents dans la composition du médicament princeps que dans celle du médicament générique.
Les personnes qui sont allergiques à ces substances éviteront de prendre les médicaments en contenant et doivent être informées de leur présence dans ce dernier. Il existe un peu moins d’une cinquantaine d’EEN, parmi lesquels on citera le lactose, le fructose, le galactose, le glucose, le potassium, l’huile de ricin, le sodium ou l’amidon de blé. On retrouve la plupart de ces excipients dans l’alimentation industrielle de tous les jours.

La Biodisponibilité
La biodisponibilité est la quantité de principe actif que l’on retrouve dans le sang et la façon (temps et concentration) avec laquelle elle apparaît puis disparait.

Quand parle-t-on de bioéquivalence ?
Lorsqu’un médicament testé et son médicament de référence ont des biodisponibilités équivalentes, c’est à dire répondant à des critères statistiques définis internationalement. Leurs effets thérapeutiques seront alors reconnus comme cliniquement identiques.
Les études de bioéquivalence permettent d’établir les courbes de biodisponibilité qui seront comparées statistiquement. Elles se font sur un nombre statistiquement suffisant de volontaires sains (sélectionnés selon des critères homogènes d’âge, sexe, corpulence, tabagisme, alcool...) à qui l’on donne une même dose unique du médicament à tester puis, après un délai pour s’assurer que le premier médicament a disparu de l’organisme, du médicament de référence.

Sécurité des médicaments génériques
Selon l’ANSM, le taux de non-conformités (ou défauts de qualité détectés) est globalement de 3% (soit 32 non-conformités pour 1 065 produits analysés) et ces non-conformités se décomposent en : 28 non-conformités relatives aux 866 médicaments génériques soit un peu plus de 3% (3,2%), et 4 non-conformités relatives aux 199 médicaments princeps (soit 2,0%).
Concernant les inspections des établissements génériques en 2009, l’ANSM fait un « constat satisfaisant pour ce qui concerne la sécurité des produits pour les consommateurs ».

 

03/03/2016